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Une étude Orpéa confirme les bienfaits de la lumière pour les malades d’Alzheimer
Publié le 23/09/16 – 16h12  – HOSPIMEDIA
À l’heure où les prises en charge non médicamenteuses font de plus en plus consensus, Orpéa
apporte de nouveaux arguments au débat. Le groupe vient ainsi de diffuser les premières
données de son étude « Soleil et sommeil », consacrée à la luminothérapie. Dans la présentation
de ce travail, il rappelle ses motivations de départ : « objectiver et mesurer les bénéfices de la
lumière sur la qualité de vie des résidents », notamment atteints de maladies
neurodégénératives. 
Les résultats diffusés semblent être largement à la hauteur des attentes. Ils confirment, selon
Orpéa, « une amélioration significative de la qualité du sommeil pour les résidents ». Le gain
obtenu par l’échantillon de cette recherche est évalué à près d’une heure de sommeil par
24 heures. Le groupe relève aussi « une diminution du nombre de réveils nocturnes », ainsi
qu’une « amélioration des troubles du comportement » et « une baisse significative du niveau
d’anxiété ». Dans ce contexte, d’autres effets plus indirects peuvent se déclencher en
cascade. La direction médicale d’Orpéa rapporte que « grâce à l’amélioration de la qualité du
sommeil et la diminution des troubles du comportement, les soignants peuvent renforcer les ateliers de stimulation cognitive et les activités de rééducation auprès des résidents, qui
présentent une capacité de concentration plus importante ». Elle parle aussi de « cercle
vertueux ». 
Des précisions sur l’expérimentation :
Pour mener cette expérimentation sur les bienfaits de la lumière, la direction médicale d’Orpéa
a conçu un système d’éclairage dynamique élaboré par la société Trilux. Le dispositif a été
installé dans la nouvelle unité de vie Alzheimer de l’Ehpad « Les Pastoureaux » à
Valenton (Val-de-Marne). Orpéa explique que le mécanisme mis en place « varie selon le
rythme circadien » (régulation de l’horloge interne ou alternance des périodes de veille et de
sommeil), en jouant sur la couleur et la chaleur de la lumière diffusée artificiellement pour
« atténuer les troubles du comportement et rétablir un sommeil de qualité ».

L’étude menée par Orpéa en collaboration avec le CHU de Nice, le Centre d’innovation et
d’usage en santé et la société Trilux, s’est déroulée en trois périodes consécutives de quatorze
jours. Neuf mois après, les résidents de l’unité Alzheimer qui ont fait l’objet de cette
expérimentation bénéficient toujours de cet éclairage intégré à leur bâtiment. Orpéa constate
aussi que « l’amélioration des symptômes continue de progresser, permettant ainsi de réduire
les traitements à visée sédative ». Par ailleurs, un suivi est en cours d’étude par le CHU de
Nice, pour conforter les données et pourquoi pas, à terme, déployer ce dispositif dans d’autres
unités de vie protégées dédiées aux malades d’Alzheimer. Les résultats affichés reposent
aujourd’hui uniquement sur une structure et donc sur un échantillon réduit de résidents.
Lydie Watremetz
Source Web: hospimedia.fr
Les bienfaits de la lumière pour les malades d’ALZEIHMER
La lumière permettrait de réactiver la mémoire des souris, selon les résultats d’une étude
publiée dans la revue scientifique Science. Une découverte qui ouvrirait la voie à de nouveaux
traitements et qui apporte de nouvelles informations sur le mécanisme de l’amnésie.
L’amnésie est depuis longtemps au cœur des débats des scientifiques. Pour certains, la perte
de mémoire provoquée par un traumatisme crânien, le stress ou des maladies comme
Alzheimer, résulte de dommages de cellules cérébrales spécifiques. Pour d’autre, elle
s’explique par un accès problématique aux souvenirs.
Les chercheurs du centre de recherche sur l’apprentissage et la mémoire du Massachusetts
Institute of Technology aux Etats-Unis (MIT) ont utilisé l’optogénétique chez des souris, qui
consiste à ajouter des protéines aux neurones pour leur permettre d’être activés par la lumière,
pour démontrer l’existence de ces cellules de la mémoire dans l’hippocampe du cerveau.
La formation d’un souvenir
Les chercheurs imaginaient l’existence dans le cerveau d’un réseau de neurones qui, activés
pendant la formation d’un souvenir entraînent des changements physiques ou chimiques
appelés engrammes. « Si ces groupes de neurones engrammes sont ensuite réactivés par une
image, une odeur ou une saveur, toute la mémoire enregistrée devrait revenir », expliquent les
chercheurs.
«La majorité des scientifiques privilégient la théorie de la destruction du stockage de
l’information, mais cette recherche montre que cela est probablement erroné», explique le
professeur Susumu Tonegawa, lauréat du Nobel de Médecine en 1987 et co-auteur de l’étude.
«L’amnésie est un problème de récupération de la mémoire», affirme-t-il.
Des informations inaccessibles
Les résultats de cette expérience a révélé que l’amnésie se caractère par un accès
problématiques aux souvenirs.

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